Vos photos d’entreprise sont-elles conformes ? Le point sur le droit à l’image

Aujourd’hui, les photos et les vidéos font partie intégrante de la communication d’entreprise. On les retrouve sur les sites web, les réseaux sociaux, dans les brochures ou les rapports annuels. Elles servent à montrer les équipes, à illustrer les savoir-faire ou à partager des moments de vie de l’entreprise.

Mais derrière chaque visage photographié ou filmé, il y a une personne, avec son droit à l’image. Ce droit, fondamental en France, signifie que chacun doit pouvoir maîtriser l’utilisation qui est faite de son image.

Trop souvent, les entreprises sous-estiment cet aspect. Utiliser une photo sans avoir obtenu l’autorisation correcte peut pourtant avoir des conséquences sérieuses : litiges juridiques, demandes de retrait, indemnisation, sans parler des dégâts sur la réputation.

L’objectif de cet article est simple : faire le point sur le droit à l’image en entreprise, comprendre les règles essentielles à respecter, et voir comment gérer les consentements de manière efficace et conforme.

Table des matières

Qu’est-ce que le droit à l’image en France ? (Les bases à connaître)

Le droit à l’image repose sur un principe simple en France : toute personne a le droit exclusif sur son image et sur l’utilisation qui en est faite. Cela signifie qu’avant de diffuser la photo ou la vidéo d’une personne reconnaissable, il faut, en principe, obtenir son autorisation.

Cette autorisation doit être :

  • Préalable : demandée avant la diffusion.

  • Spécifique : elle doit préciser pour quel usage (communication interne, site web, réseaux sociaux…), sur quel support, et pour combien de temps l’image sera utilisée. Un accord général « pour tout » n’est pas valable.

Il existe cependant quelques exceptions où l’autorisation n’est pas toujours requise, notamment :

  • L’image d’une foule où personne n’est spécifiquement mis en avant et reconnaissable.

  • Les personnes publiques (élus, dirigeants connus…) photographiées dans l’exercice de leurs fonctions et si l’image a un but d’information légitime.

  • Les événements d’actualité, mais toujours dans le respect de la dignité de la personne.

Pour une entreprise, ces exceptions sont rarement applicables lorsqu’il s’agit de mettre en avant ses collaborateurs ou ses clients. La règle reste donc l’obtention du consentement.

Le cas particulier des salariés : idées reçues et réalités

Dans le monde de l’entreprise, une idée reçue persiste : « Mes salariés travaillent pour moi, donc je peux utiliser leur photo pour la communication de l’entreprise ». C’est une erreur courante et potentiellement risquée.

Le contrat de travail lie un salarié à son employeur pour une mission professionnelle, il ne couvre pas automatiquement le droit à l’image. Utiliser la photo d’un collaborateur, en particulier pour la communication externe (site web, réseaux sociaux, plaquettes), nécessite une autorisation distincte et claire.

Pourquoi une simple clause dans le contrat de travail est insuffisante :

Beaucoup d’entreprises incluent une clause générale sur le droit à l’image dans leurs contrats. Cependant, ces clauses sont souvent jugées trop vagues pour être conformes, car elles ne précisent pas :

  • Les contextes futurs des prises de vue.

  • Les supports exacts de diffusion.

  • La durée d’utilisation des images.

Ce qui est requis pour être conforme :

Pour utiliser l’image d’un salarié en toute légalité, notamment en communication, il est fortement recommandé d’obtenir un consentement écrit, spécifique et séparé du contrat de travail. Ce document doit impérativement mentionner :

  • La nature précise du projet pour lequel les photos/vidéos sont prises (ex: reportage sur les métiers, campagne de recrutement, illustration du site web…).

  • Les supports de diffusion envisagés (ex: site internet de l’entreprise, page LinkedIn, brochure interne…).

  • La durée pendant laquelle l’image pourra être utilisée (ex: 2 ans, 5 ans…).

  • Le territoire de diffusion (ex: France, Europe, Monde).

Ce consentement doit être libre (le salarié ne doit subir aucune pression) et éclairé (il doit comprendre exactement à quoi il consent). Pour chaque nouvel usage non prévu initialement, un nouveau consentement peut être nécessaire.

Clients, visiteurs, participants à un événement : même vigilance

Le droit à l’image ne se limite pas aux salariés. Il s’applique de la même manière à toute personne extérieure à l’entreprise dont l’image pourrait être utilisée :

  • Clients apparaissant dans des témoignages vidéo ou des photos promotionnelles.

  • Visiteurs photographiés lors d’une journée portes ouvertes.

  • Participants à un séminaire, une conférence, un salon professionnel ou une soirée d’entreprise.

Dès lors qu’une personne est reconnaissable et qu’elle est le sujet principal ou facilement identifiable sur une image, son consentement est nécessaire pour toute diffusion publique.

Lors d’événements, la gestion de ces autorisations devient plus complexe en raison du nombre de personnes présentes. Il est indispensable de :

  • Informer clairement les participants, dès l’inscription ou à l’entrée, que des photos/vidéos seront réalisées et pour quel usage.

  • Prévoir un moyen d’obtenir leur accord (case à cocher sur un formulaire d’inscription, signalétique claire sur place avec possibilité de refuser, etc.).

  • Être particulièrement vigilant si des mineurs sont présents (l’autorisation des deux parents est généralement requise).

Ignorer le droit à l’image des personnes externes expose l’entreprise aux mêmes risques qu’avec ses salariés.

RGPD et droit à l’image : un lien direct

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), entré en vigueur en Europe en 2018, a renforcé les obligations des entreprises concernant les données personnelles. Et l’image d’une personne identifiable est considérée comme une donnée personnelle.

Cela signifie que la gestion du droit à l’image doit respecter les principes fondamentaux du RGPD :

  • Le consentement doit être conforme au RGPD : Il doit être libre (sans pression), spécifique (pour un usage précis), éclairé (la personne doit comprendre ce qu’elle accepte) et univoque (donné par un acte clair, comme une signature ou une case à cocher).

  • Obligation de transparence : L’entreprise doit informer la personne sur l’utilisation qui sera faite de son image, la durée de conservation, et ses droits (accès, rectification, suppression).

  • Conservation de la preuve du consentement : L’entreprise doit être capable de prouver qu’elle a bien obtenu un consentement valide pour chaque image utilisée.

  • Droit de retrait : La personne peut retirer son consentement à tout moment, et l’entreprise doit alors cesser d’utiliser son image pour l’avenir.

Le lien entre droit à l’image et RGPD rend la gestion des consentements encore plus importante. Une mauvaise gestion n’est plus seulement un risque juridique lié au droit à l’image, mais aussi un risque de non-conformité au RGPD, avec des sanctions potentiellement lourdes.

La gestion "à l'ancienne" : un casse-tête (et des risques)

visage floutés non conformité droit à l'image

Traditionnellement, les entreprises géraient les consentements de droit à l’image avec des formulaires papier. Si l’intention était bonne, cette méthode présente de nombreuses difficultés et des risques non négligeables.

  • Le stockage devient vite compliqué. Où ranger ces dizaines, voire centaines de formulaires ? Comment s’assurer qu’ils ne soient pas perdus ou abîmés ?

  • Retrouver une autorisation spécifique est fastidieux. Lorsqu’il faut vérifier si le consentement d’un salarié précis est toujours valide pour une nouvelle campagne, la recherche peut prendre beaucoup de temps.

  • Le suivi des dates d’expiration est difficile. Un consentement est souvent donné pour une durée limitée. Sans système d’alerte, il est facile d’oublier l’échéance et d’utiliser une image sans autorisation valide.

  • Les accords oraux ou les emails n’ont pas de valeur juridique solide. En cas de litige, seule une autorisation écrite, claire et spécifique fait foi.

  • Le risque d’erreur humaine est élevé. Une mauvaise classification, une perte de document, une mauvaise interprétation de l’usage autorisé…

Cette gestion manuelle est non seulement chronophage mais aussi risquée. Utiliser une image sans consentement valide expose l’entreprise à des poursuites judiciaires, des demandes de dommages et intérêts, et nuit gravement à son image de marque.

Simplifier et sécuriser la gestion du droit à l'image : la solution digitale

Face aux complexités et aux risques de la gestion manuelle des consentements, de nouvelles approches ont vu le jour. Les solutions digitales offrent un moyen moderne, simple et sécurisé pour gérer le droit à l’image en entreprise.

Ces outils permettent de :

  • Centraliser toutes les autorisations en un seul endroit.

  • Faciliter la collecte des consentements, même lors d’événements.

  • Suivre automatiquement les dates d’expiration.

  • Garantir la conformité avec le RGPD.

C’est précisément pour répondre à ces enjeux qu’une solution comme Droimage a été développée. Conçue spécifiquement pour les besoins des entreprises, elle transforme la gestion du droit à l’image d’un processus lourd et risqué en une tâche simple et maîtrisée. Vous pouvez découvrir leur approche sur Droimage.com.

Comment une solution comme Droimage facilite la vie des entreprises ?

Adopter une solution digitale dédiée à la gestion du droit à l’image, comme Droimage, apporte des avantages concrets et immédiats pour les services communication, marketing, RH ou juridiques.

  • Collecte simplifiée des consentements. Fini les formulaires papier. L’accord peut être recueilli directement sur une tablette, via un QR code lors d’un événement, ou par un lien envoyé par email. C’est plus rapide pour tout le monde.

  • Stockage centralisé et sécurisé. Toutes les autorisations sont conservées au même endroit, dans un espace numérique sécurisé. Plus de risque de perdre un document important.

  • Suivi automatique des échéances. La solution alerte automatiquement lorsque la durée de validité d’un consentement arrive à expiration. Cela évite d’utiliser une image sans autorisation valide par inadvertance.

  • Recherche rapide et facile. Besoin de vérifier l’autorisation d’un salarié ou pour un événement précis ? Quelques clics suffisent pour retrouver l’information, par nom, date, type d’usage…

  • Preuve de conformité RGPD. En cas de contrôle ou de litige, l’entreprise peut facilement prouver qu’elle a obtenu un consentement valide, conforme aux exigences du RGPD.

En résumé, un outil comme Droimage transforme une tâche administrative complexe et chronophage en un processus fluide, sécurisé et maîtrisé.

Communiquer sereinement, l’image sous contrôle

Le droit à l’image est une composante essentielle de la communication d’entreprise aujourd’hui. Loin d’être une simple formalité administrative, il touche au respect des personnes, qu’il s’agisse de vos salariés, de vos clients ou des participants à vos événements.

Comme nous l’avons vu, la gestion traditionnelle des consentements via des formulaires papier présente des limites et des risques. Face à la complexité des règles et aux exigences du RGPD, s’organiser devient indispensable.

Heureusement, le droit à l’image n’est pas une contrainte insurmontable. Il demande simplement une approche structurée et les bons outils. Une gestion rigoureuse permet non seulement de protéger l’entreprise sur le plan juridique, mais aussi de renforcer la confiance et la transparence.

Des solutions digitales spécialisées, comme Droimage, rendent cette gestion simple, accessible et sécurisée. Elles permettent aux entreprises de continuer à utiliser la puissance de l’image dans leur communication, tout en ayant l’assurance d’être en conformité et de respecter le droit de chacun.

FAQ – Droit à l'image en entreprise

Peut-on utiliser une photo de groupe sans l'accord de tous ?

Si les personnes sont facilement reconnaissables sur la photo de groupe, l’accord de chacune est en principe nécessaire pour une diffusion publique. L’exception concerne les foules où personne n’est mis en avant.

La durée doit être précisée dans l’autorisation. Elle doit être raisonnable et en rapport avec l’objectif de l’utilisation de l’image. Il n’y a pas de durée légale unique, mais quelques années (2, 5, 10 ans selon l’usage) est une pratique courante.

Le salarié a le droit de retirer son consentement à tout moment. L’entreprise doit alors cesser d’utiliser son image pour l’avenir. Elle n’est pas obligée de retirer les supports déjà diffusés (ex: une brochure déjà imprimée), mais ne pourra plus utiliser l’image pour de nouvelles communications.

Oui, les solutions comme Droimage sont conçues pour respecter les exigences du RGPD en matière de collecte et de preuve du consentement pour les données personnelles, dont l’image fait partie.

Oui, même pour une diffusion limitée à l’interne, le consentement reste la règle pour être en pleine conformité. Le droit à l’image de la personne s’applique toujours, et le RGPD couvre également ces traitements de données personnelles. L’autorisation peut mentionner cet usage restreint.

Les risques sont importants : demande de retrait immédiat de l’image, action en justice pour atteinte au droit à l’image (pouvant entraîner des dommages et intérêts), et potentielles sanctions de la CNIL pour non-respect du RGPD (amendes financières). Cela peut aussi nuire sérieusement à la réputation de l’entreprise.

La prudence est maximale avec les mineurs. Il faut impérativement obtenir l’autorisation écrite et signée des deux parents (ou représentants légaux). Le consentement doit être encore plus précis sur l’usage, les supports et la durée, en veillant toujours à l’intérêt de l’enfant.